Toolbar
Hifi Test

2014

6 tests

dimanche, 30 mars 2014 10:32

Xavian XN 125 Junior

"L'harmonie est la combinaison judicieuse de divers éléments afin de créer un Tout. Nos créations sont en constante évolution et amélioration afin de poursuivre la conquête de la Musique. Le souci maniaque du détail démontre la passion que nous avons de notre travail. Depuis 1995, notre mission est de construire des enceintes acoustiques d'un très haut niveau d'exigence, utilisant des matériaux et composants d'origine italienne ou scandinave. Nous avons, maintenant, la chance que nos produits soient distribuées et appréciées dans le monde entier." (Roberto Balertta, fondateur de la marque Xavian)


Xavian XN125 Junior se présente comme une enceinte bibliothèque de taille et volume modeste (285 x 180 x 275 mm). Elle est équipée de deux haut-parleurs de marque Scan-Speak, un basses/madium de 15 cm conçu en collaboration avec la société Xavian et un tweeter "Ring Radiator" qui combine les avantages des technologies à dôme et "planar". Leur finition en vrai placage bois est exemplaire. Ces enceintes sont fabriquées à la main, par des artisans, en République Tchèque


Spécifications techniques :

Systeme 2 voies accordée en bass-reflex
Cabinet  : 22 mm MDF fait main doublé d'une absorption bitume
Bande passante (-3 dB dans l'axe) : 49 - 30000 Hz
Connecteurs : 1 paire acceptant câbles nus, fourches et bananes exclusivité XAVIAN
Impédance nominale : 4 ohms
Fréquence de crossover (entre les deux hp) : 2600 Hz
Sensibilité ( 2V / 1m) : 86 dB
Puissance d'amplification recommandée : 30 - 120 W
Poids : 8 kg
Prix : environ 1300 euros la paire
Distributeur : Exclusive Audio (http://www.exclusive-audio.com/xn-series/30-xavian-xn-125-junior-la-paire.html)

 

Musiques écoutées :  
  1. HD - Muse - Survival (The 2nd Law - Sony Warner Bros 2012)
  2. CD - Lana Del Rey - Video Games (Born to Die - Universal 2011)
  3. CD - Bob Kindred - Dos Gardenias (Nights of Boleros and Blues - Venus Records 2007)
  4. CD - A. Vivaldi - Cantate RV 671 (L'Astrée - Laura Polvrelli - Opus 111 2000)
 
 
Eliminons de suite le problème lié à toutes les enceintes bibliothèques, l'infra-basse ; comme il se doit il est absent, les lois de la physique sont incontournables mais... Xavian a pensé à vous, les inconditionnels du Grave, un caisson existe pour palier à cet inconvénient. Voilà c'est dit !
 
Pour entamer ces écoutes du dimanche après midi, afin d'éloigner la sieste, montons le volume... encore un peu plus fort et écoutons la version Haute Définition de la chanson Survival (hymne des JO londoniens) du groupe Muse. Contrairement à ce que nous avons entendre ou lire, le travail studio effectué sur cet album est extraordinaire (à prendre au sens propre du mot, c'est à dire hors du commun), et les Xavian XN 125 Junior nous font profiter de toutes ces heures de travail planté derrière un ordinateur afin de construire une cathédrale sonore, tous les détails, toutes les infimes scultures sont reproduits, rien ne dépasse d'un millimétre, toute chose possède son espace. L'écoute est vraiment bluffante, les yeux clos, le matériel Hi-Fi disparait et nous baignons dans l'univers sonore des anglais.
 
Maintenant 4:42 minutes de sensualité à l'écoute de la chanson Video Games interprétée par Lana Del Rey. Sa présence est évidente, sa voix, son corps envahissent notre sphére d'écoute, les Xavian XN 125 ont disparu et seuls restent Elizabeth Woolridge Grant et moi...
 
Le saxophone de Bob Kindred et la contrebasse de Boris Kozlov introduisent se magnifique théme qu'est "Two Gardinias". Les timbres sont justes, l'image est superbe, nous nous croyons avec eux dans le studio, ensuite arrivent avec finesse le piano de John di Martino et les cimbales puis les toms de Horacio Hernandez. Le quartet est au complet, la musique swingue. Bizarrement c'est à l'écoute de ce type de musique que la limitation dans le grave des enceintes bibliothèques ce fait le plus ressentir, nous aurions souhaités une contrebasse un peu plus amples, plus généreuse, certes à l'écoute, ici elle reste contrebasse mais il lui manque, peut être cette "rondeur" qu'eut apportée l'infrabasse, d'où le caisson Xavian Basso
 
Voix féminine de mezzosoprano, clavecin et théorbe, voilà l'instrumentation de la Cantate RV 671 de A. Vivaldi, simple et compliquée pour un système Haute Fidélité. La basse continue composée de deux instruments à cordes pincées doit être lisible et précise et la voix doit rester naturelle même dans ses forte, l'aigu ne doit jamais vriller comme il arrive trop souvent à l'écoute de mauvaises enceintes. Les Xavian XN125 Junior sortent toutes auréolées de gloire de ce test, non seulement les timbres brillent de véracité, non seulement les instrumentistes emplissent l'espace sonore mais en plus l'auditeur prend beaucoup de plaisir et ressent énormément d'émotions à l'audition de cette belle oeuvre du prêtre roux. 
 
Xavian XN125 JuniorLes Xavian XN125 Junior se révélent être d'excellentes enceintes bibliothèques. Elles en remontrent à des concurrentes beaucoup plus onéreuses, je ne citerais pas de nom pour ne vexer personne . La linéarité de la reproduction de la bande passante est remarquable, aucun registre n'est accentué, nous ne ressentons pas ici la fameuse bosse des 150-200 Hz tant entendue et destestée et qui entache régulièrement l'audition des enceintes bibliothèque afin de donner l'impression au naïfs mélomanes que la petite enceinte retransmet un grave, bien sûr dans ce cas un faux grave, abyssal. Les timbres ne sont jamais mis en défaut, nous avons écouté des concertos de Vivaldi pour flutes, bassons, cors et hautbois, les instruments cuivre, bois et vents étaient d'une grande fidélité, similaire à ce qui peut être entendu en concert.
 
Robertto a, ici, commis un vrai petit chef d'oeuvre. Comme toute bonne enceintes ces Xavian réclament et méritent de bonnes électroniques et de très bons câbles d'une neutralité absolue.
 
 
 
Le Système d'écoute :  

Amplificateur : Lector WM200
Sources : ONIX CD15a
Enceintes : Xavian XN 125 Junior + pieds Xavian
Câbles de modulation : Studio Connection Monitor 
Câbles HP : Studio Connection Monitor
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)

Notes :

Fabrication : 16/20
Image : 15/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 15/20
Transparence : 15/20
Qualité/Prix : 17/20

Publié dans Enceintes
mardi, 25 mars 2014 08:53

Onix A65

En 1979, en Angleterre, Capital incontestée de la Haute Fidélité en Europe, naquit une entreprise dédiée à l'élaboration et à la fabrication d'éléments Haute Fidélité. Son nom : ONIX. Tout débuta avec la commercialisation d'un étage de pré-amplification pour cellules MC et le succès fut au rendez-vous.
Les années s'écoulèrent, en 1991 Onix devînt une filiale de la célèbre marque Rogers, créateur des mythiques enceintes LS3/5a utilisées par la BBC. Et patatras... Des années très difficiles pour la Haute-Fidélité s’installèrent sur le monde et le groupe, en 1997, fut acquit par un conglomérat taïwanais qui essaya de réanimé les mourants sur les flammes de l'autel du commerce asiatique,
En 2008, Francesco Pace, avec enthousiasme, décida de relancer la marque Onix en Europe et participa à l'élaboration de nouveaux produits que nous découvrons désormais en France.
En 2013, l'amplificateur intégré stéréo a65 reçut un Diapason d'or et nous avons eu la chance de tester ce magnifique amplificateur stéréo proposé au prix très avantageux d'environ 1.800 euros ttc

(Sources : http://www.onix-audio.co.uk/about.html et http://www.onix-hifi.com/?page_id=3137&lang=fr)


Spécifications techniques :

Conception interne : Double mono
Composants : Transistors de puissance Sanken / Condensateurs Nichicon Gold Tune (4x10 000uF/63v) / Diodes 8 x MUR8100 / Transfo torique 420VA
Séparation pré-ampli / ampli : Oui (entrée By-pass)
Puissance : 2x66 Watts RMS sous 8 Ohms / 2x125 Watts sous 4 Ohms
Taux de distorsion : < 0,003 %
Rapport Signal/Bruit : >91 dB
Bande passante : 10 Hz - 30 kHz
Entrées Audio : RCA (x6, dont Bypass)
Sorties Audio : RCA / Casque
Sortie Haut-Parleurs : 1 paire d'enceintes
Télécommande : Télécommande fournie
Dimensions (L x H x P) : 430 x 109 x 401 mm
Poids : 10,5 kg

 

Pour évaluer les qualités musicales de cet amplificateur, nous l'avons comparé à deux amplificateurs phares du marcjé, situées dans la même gamme tarifaire : le Roksan Caspian M2  et le Marantz PM14s1.

En avant la musique...
 

 

Musiques écoutées :  
  1. CD - Art Mengo - Gino (Live au Mandala - Sony 1997)
  2. CD - Benny Waters - Out Of Nowhere (live at the Pawnshop - Opus 3 2007)
  3. CD - Manfred Mann - Mighty Quinn (Voormann & Friends - Universal Music 2009)
  4. CD - Shigeru Umebayashi - The Echo Game (House Of Flying Daggers - Import HK)

 

Dès les premières secondes d'écoute, après plus de 150 heures de rodage, nous sommes surpris par la disponibilité de cet amplificateur. Son énergie semble être sans fin, sa joie de transmettre la musique devient rapidement très communicative... Il se passe "un truc", quelque chose d'étonnant comme il arrive trop rarement dans la Haute Fidélité moyen gamme.
 
Dès l'introduction du superbe album d'Art Mengo enregistré en public à Toulouse dans un petit club, nous ressentons l'impression du plausible. Nous sommes là, en 1997, dans la cité toulousaine à communier avec de très bons musiciens. L'amplificateur Onix A65 excelle dans la transmission de l'infrabasse, ce qui change tout, cela nous permet de ressentir les dimensions de la salle, la résonnance de la scéne, tous les petits détails souvent absent à l'écoute des autres amplificateurs, du Roksan Caspian M2 par exemple qui lui reste très propre mais un peu absent du spectacle.
 
Ensuite je passe à un vrai test, de ceux que les amplificateurs regrettent rapidement ; les percussions et grands tambours chinois de la BO du film "Le Secret des Poignards Volants". L'Onix se montre intraitable et même à fort volume, le fauteuil tremblait, tout était en place, aucune bavure, aucune faiblesse. L'alimentation de cet appareil a été parfaitement étudiée les les 2 x 65 watts sont bien présents. Là encore le Roksan oublie de nous distiller l'infrabasse des Grands Tambours et, quant au Marantz, à l'écoute de ce titre nous avons l'impression que la musique se déroule un peu au ralenti, et que les frappes sur les peaux sont moins sèches, moins fracassantes, c'est étrange...
 
Le célébre enregistrement du "live at the Pawnshop" est reconnu, non seulement pour le rendu de l'ambiance de ce club de jazz mais également pour la qualité des timbres des instruments qui interviennent dans ce jazz très classique. Cela représente un test grandeur nature pour un amplificateur, celui ci est-il bien neutre ou imprime t'il une légére coloration à la musique ? Pour Marantz et Roksan, les résultats ne nous étonnent guère, ces deux amplificateurs favorisent le medium de la bande passante et colorent avec un très léger filtre rouge la musique, en sera t'il de même pour l'amplificateur d'origine anglaise Onix
Non.
Le A65 est un amplificateur qui ne cajole pas à l'extrême l'oreille de l'audiophile, il respecte l'ouïe du mélomane et, les timbres des divers instruments restent fidèles à ce que l'on peut entendre dans la "vraie vie". L'Onix confirme être un très bon amplificateur dans sa gamme tarifaire et semble surpasser assez largement ses confrères.
 
Onix A65 Test4Les écoutes ont ensuite défilé durant plus de 3 heures, du symphonique, avec la quatrième symphonie de L. van Beethoven dirigée par Bertrand de Billy, chef français trop méconnu dans nos contrées, avec un peu de Métal et le Black Album de Metallica, à la dynamique exacerbée, avec le  dernier Moby à la production un peu décevante et notre petit chouchou du moment le titre Jo du Tales Of Us de Goldfrapp. Lors de l'audition de toutes ces musiques, l'amplificateur Onix A65 s'est complètement fait oublier au profit des ambiances, des timbres, de la dynamique, des différentes scénes sonores, du travail des ingénieurs. Il appartient vraiment à la caste des Grands !
 
Si vous recherchez un amplificateur intégré stéréo dans un budget se situant entre 1.500 et 2.500 euros alors n'ayez aucune crainte, commandez le les yeux fermés... et les oreilles grandes ouvertes... Sur "la Toile" peut-être !
 
 
Le Système d'écoute :  

Amplificateur : ONIX A65
Sources : DAC ONIX DAC25B et Marantz SA14s1
Enceintes : Vienna Acoustic Mozart se
Câbles de modulation : Studio Connection Reference +
Câbles HP : Studio Connection Reference +
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)

Notes :

Fabrication : 16/20
Image : 15/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 15/20
Transparence : 15/20
Qualité/Prix : 18/20

Publié dans Electroniques
vendredi, 14 mars 2014 16:50

Rega Saturn-R

Est-il encore nécessaire de présenter l'entreprise anglaise Rega, spécialisée dans les éléments Haute Fidélité au rapport Qualité/Prix/Musique impressionnant ? La réponse se découvre dans la question. L'entreprise sise dans le comté de l'Essex vient de nous délivrer sa nouvelle platine CD Saturn-R qui remplace, avantageusement nous l'espérons, la feue platine CD Saturn.
Petit tour du propriétaire ; comme toutes les platines CD Rega, la Saturn-R se voit dotée, sur son dessus, d'une trappe CD, son châssis est identique à celui de l'amplificateur Rega Elicit-R, sa présentation est sobre mais qualitative ce qui, chez Rega, est un événement. La surprise la plus attendue, nous la trouvons en découvrant l'arrière de l'appareil : la Saturn-R fait également office de DAC, elle possède plusieurs entrées numériques (spdif) et une entrée USB asynchrone (24-192 kHz). Ces sorties analogiques sont exclusivement sur connecteur RCA, ici pas de XLR donc pas de symétrique... Cela saurait-il être une petite erreur de conception pour les platines/DAC de ce prix ?
Pour évaluer les qualités musicales de cette nouvelle née, nous l'avons comparée à deux des platines références, au moins pour nous, situées dans la même gamme tarifaire : le lecteur de CD Roksan Caspian M2 et la platineCD-DAC Marantz SA14s1.

En avant la musique...
 

Musiques écoutées :  
  1. CD - Bernard Lavilliers - L'empire du milieu (Arrêt sur image - Universal 2002)
  2. CD - CW Gluck - Orfeo ed Euridice (Che Puro Ciel - Harmonia Mundi 2013)
  3. CD - Hilary Kole - The Snake (Haunted Heart - Justin Time Records 2009)
  4. CD - Steven Richman - Nutcracker Suite (The Nutcracker Suites - Harmonia Mundi 2013)
 
Le Saturn-R est un bon lecteur de CD, sa bande passante est étendue, le rendu des graves est précis, les aigus ne sont jamais ni mordants, ni agressifs. 

Comparé au lecteur Roksan Caspian M2, le Rega distille une sonorité un peu plus mate et naturelle, le haut du spectre possède alors plus de subtilité et de finesse sans une once d'agressivité ce qui n'est pas toujours le cas du Roksan (attention aux câbles). Pour le registre grave, là il n'y a pas photo, les fondations de la construction musicale sont beaucoup plus structurées à l'écoute du Rega. Alors que sur les passages complexes, le Saturn-R propose une image plus holographique, plus réaliste.

Ce qui enchante à l'écoute de la platine Rega c'est le côté très naturel du rendu musical, les timbres (voix, cuivres, cordes...) paraissent vrais et ne lassent jamais malgré peut être une légère coloration type "analogique". L'image sonore est bien construite et la musique communique avec l'auditeur qui n'a jamais à fournir d'efforts pour apprécier les artistes qui jouent rien que pour lui, quelle chance !

Le seul bémol que nous avons constaté lors de ces longues heures musicales et, hormis la coloration type "tube", tout dans le medium, c'est un léger manque de rapidité sur les transitoires. Cela devient flagrant lorsque nous comparons le Saturn-R avec le tout nouveau Marantz SA14s1 qui propose une écoute un brin plus vivante, plus dynamique et plus précise mais à un tarif supérieur.

 

 
Le Système d'écoute :  
 

Amplificateur : Fonel "Emotion"
Sources : Rega Saturn-R
Enceintes : PSB Synchrony One et Vienna Acoustics Mozart se
Câbles de modulation : Studio Connection Reference + RCA
Câbles HP : Studio Connection Reference +
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
Filtre secteur : Gigawatt

Notes :
  Fabrication : 14/20
Image : 14/20

Timbres : 15/20
Dynamique : 13/20
Transparence : 13/20 
Qualité/Prix : 13/20
Publié dans Electroniques
vendredi, 14 mars 2014 13:51

Acoustic Signature Wow

Merci à la société Exclusive-Audio pour le prêt de l'un de ses auditoriums durant quelques heures...
 
Acoustic Signature, société allemande, conçoit et fabrique en Allemagne des platines vinyles depuis de nombreuses années. Pour cela, elle a investi dans les outils les plus modernes afin de travailler des blocs d'aluminium et de les transformer, par exemple en plateaux lourds et inertes pour platine haut de Gamme. La qualité des éléments Haute Fidélité produit est exceptionnelle. 

 

Présentation de ce très bel objet : plateau en aluminium de 24 mm d'épaisseur et d'un poids de près de 4,5 kg, chassis de 25 mm d'épaisseur lourd et stable, 3 pieds réglables en hauteur, moteur synchrone géré électroniquement (mircoprocesseur à une fréquence de 20 MHz) utilisant la technologie "small ALPHA", bras RegaRB202, cellule MM Nagaoka MP150 et préamplificateur-phono Acoustic Signature Tango Mk3. 


Musiques écoutées :  
  1. Charlie Byrd - At Seventeen (Direct To Disk Limited Edition - 45 rpm - 1977)
  2. Johnny Cash - Rowboat (Unchained - American Recording 1996)
  3. Paolo Conte - Hemingway (Concerti - CGD 1986)
  4. Joe Jackson -  Shanghai Sky (Big World - A&M 1986)
 
A la première écoute, nous sommes agréablement surpris par le suivi rythmique que distille la Wow, surtout pour une platine dont le prix est nettement inférieur à 2.000 euros. 
La musique, ici retranscrite par cette allemande, possède toutes les qualités que fournissent des systèmes "vinyles" bien plus onéreux ; dynamique, subtilité, finesse, précision, scène sonore.

A l'audition de l'admirable album live de Joe Jackson, Big World, nous sommes agréablement surpris par la stabilité et l'homogénéité de l'image sonore, tous les instruments règnent sur leur espace et la voix de l'artiste occupe le devant de la scène. L'autre point très positif est la linéarité de la bande passante proposée, rien n'est mis en avant, rien n'est oublié, la ligne de basse n'est jamais boursouflée mais la basse électrique de Rick Ford est facile à suivre et surtout propose une belle diversité dans ses interventions. Les notes aiguës du piano de Joe jackson sont rapides, précises, ciselées mais pas agressives ; un beau moment de musique !

Toujours ces charmes retrouvés à la dégustation du "live" de Paolo Conte. La voix du charmeur italien prend ici toute sa dimension et nous nous laissons bercer par les superbes compositions du jazzman italien. Rien à redire l'émotion transpire...

Certains d'entre vous se souviennent peut être des premiers albums de samba brésilienne (pléonasme ?) "jazzifiant", dans les années 60 qui en "guest stars" annoncés Stan Getz et le guitariste Charlie Byrd ? Nous retrouvons sur le standard "At seventeen", ce même guitariste qui dans une édition vinyle audiophile en 45 tours/minute distille une version où les cordes de son instrument sont à la fois douces, percutantes et subtiles. LaWow, comme tout bon système vinyle, excelle dans les transitoires, les attaques sur les cordes sont absolument divines, le guitariste est là devant nous et il nous suffit de clore les yeux et nous sommes transporté dans la salle de concert en compagnie des musiciens. 
 
DSC02663 As Wow Test2

Vous l'aurez certainement deviné, nous sommes conquis. La Wow s'affirme, dans sa gamme tarifaire, comme la meilleure platine vinyle que nous avons écouté jusqu'à ce jour. Par curiosité, nous avons fait quelques modifications et avons changé le câble de modulation, celui qui va du bras au préamplificateur phono, le gain fut immédiat ; plus de détails, dynamique accentuée, graves plus profonds, scène sonore encore plus vaste. Une merveille pour quelques dollars de plus...

 


 
Le Système d'écoute :  
 

Amplificateur : Strus R-150
Sources : préphono Acoustic Signature Tango MK3 et cellule Sumiko Blue Point 2
Enceintes : Xavian Carisma
Câbles de modulation : Studio Connection Reference + 
Câbles HP : Studio Connection Reference +
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
Filtre secteur : Gigawatt

Notes :
  Fabrication : 16/20
Image : 16/20

Timbres : 16/20
Dynamique : 16/20
Transparence : 15/20 
Qualité/Prix : 19/20

 

Publié dans Electroniques
vendredi, 14 mars 2014 13:48

Xavian Delizia

Merci à la société Exclusive-Audio pour le prêt de l'un de ses auditoriums durant quelques heures...

Les Xavian Delizia, dernières créations de Roberto Barletta, sont, après 200 heures de rodage, ici en test. Leur simplicité n'a rien a envier à leur grande musicalité. Pour un budget de moins de 900 euros la paire, le mélomane est gâté. Certainement l'enceinte colonne la plus intéressante à écouter, à déguster dans cette gamme de prix.

Ici, elles sont accompagnées des électronique Onix A55mkI et Onix CD-10 et des câbles BlackRhodium Twist et Prélude.

Caractéristiques :
     - Type : bass-reflex
     - Colonne : 2 voies (1 x 23 mm (dôme soie de marque Xavian) et 2 x 132 mm (papier traité de marque Xavian))
     - Sensibilité : 87 dB @ 2.83V 1m
     - Bande passante : 50-20000 Hz 
     - Impedance : 4 ohms
     - Fréquence Crossover : 3.000 Hz
     - Dimensions (mm) : 900 x 160 x 200
     - Poids : 12 kg pièce

Ecoute :

 

Musiques écoutées :  
  1. Daft Punk - Give Life Back to Music (Acces Random Memory - Columbia Records 2013)
  2. Anne Bisson : With a Little Help from My Friendsonight (Portraits & Perfums - 2011)
  3. Liszt - Les Jeux d'eau à la Villa D'Este (Alfred Brendel - Philips 1987)
  4. Louis Amstrong : Sometimes i feel like a mothereless child (The Good Book - MCPS 1958-2009)

 


L'écoute du titre de Daft Punk est de suite impressionnant sur Xavian Delizia. La musique prend possession du salon, elle nous enveloppe et l'écoute en devient réellement jouissive et festive. Les guitares de Nile Rodgers sont précises et rapides, la ligne de basse est retranscrite sans bavure, la voix trafiquée, et c'est le moins que nous puissions dire, est bien métallique, artificielle et chantante. Rien à dire, pour un tel investissement la maîtrise de la musique par ce système Haute Fidélité, ici écouté, est impressionnante.

Poursuivons, ces écoutes, avec la reprise d'un titre phare des Beatles par Anne Bisson, l'une des plus belles reprises que nous connaissons, caustique et ironique. La voix, les cordes, la guitare, la pseudo-harpe, tout est reproduit avec une grande fidélité dans les timbres, les instruments chantent vrais. La scène sonore, fabriquée en studio nous semble t'il, est large et profonde. Un régal !

Rien que pour le plaisir, dégustons en cette belle matinée de fin d'été, certainement l'oeuvre pour piano que nous préférons, Les Jeux d'eau à la Villa D'Este de F. Liszt. Le piano jubile au milieu des fontaines romaines, le thème arrive, d'un romantisme exacerbé, la main droite continue d'égrener les gouttes d'eau et sur les Delizia cela est superbe. Seul petit reproche, la main gauche (les graves) du piano auraient pu être un peu plus profonds, un peu plus denses, mais gardons à l'esprit que nous écoutons des enceintes à moins de 1.000 euros la paire... Le résultat sonore est incroyable !

L'écoute du Gospel interprété par Louis Armstrong nous permet de tester, sur la trompette, la fidélité des timbres reproduits par ces enceintes. Ici aucun reproche à formuler, la trompette du grand jazzman appartient est chaude, dynamique et présente, les voix du choeurs sont très humaines.

Pour conclure, nous pouvons affirmer que nous n'avons jamais entendu de telles qualités dans une enceinte colonne dont le prix est inférieur à 1.000 euros la paire. Vous désirez écouter de la musique dans de très bonnes conditions, accompagnées d'un amplificateur musical (Rega Brio-R, Marantz 6005...) les Xavian Delizia seront le délice suprême !

 

Le Système d'écoute :  

Amplificateur : Onix A55 mki
Sources : Onix CD10
Enceintes : Xavian Delizia
Câbles de modulation : Black Rhodium Prelude
Câbles HP : Black Rhodium Twist
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
Filtre secteur : Isotek Sirius

Notes :
Fabrication : 12/20
Image : 13/20
Timbres : 13/20
Dynamique : 12/20
Transparence : 12/20 
Qualité/Prix : 19/20

 

Publié dans Enceintes
vendredi, 14 mars 2014 13:44

AudioSolutions Rhapsody 80

Merci à la société Exclusive-Audio pour le prêt de l'un de ses auditoriums durant quelques heures...

Ces magnifiques colonnes AudioSolutions Rhapsody 80 ici présentées dans une magnifique robe blanc satiné sont équipées de deux haut parleurs grave/medium de 15 cm en polypropylène pour les mediums et graves et d'un tweeter avec dôme en soie, filtré à 2270 Hz. Afin d'obtenir une ligne de basse précise et franche (39 Hz) et un rendement assez conséquent (91 dB), ces enceintes affichent un large évent frontal. Leur prix public est de moins de 4.000 euros ttc les deux pièces. Les finitions disponibles sont nombreuses.


Caractéristiques :

     - Type : bass-reflex
     - Colonne : 2 voies (1 x 25 mm et 2 x 150 mm)
     - Sensibilité : 91 dB @ 2.83V 1m
     - Bande passante : 39-25000 Hz 
     - Impedance : DC 3.6 ohms
     - Fréquence Crossover : 2.270 Hz
     - Dimensions (mm) : 1068 x 340 x 483
     - Poids : 25 kg pièce


Ecoute :

 

Musiques écoutées :  
  1. Dead Can Dance : Agape (Anastasis - PIAS 2013)
  2. Gregg Allman : Rolling Stone (low country blues - rounder 2012)
  3. Will Calhoun : Love for Sale (Life in this World - membran 2013)
  4. Richard Wagner : Parsifal (D. Barenboim, Berliner Philharmoniker  - warner classics 1991)
  5. Yim Hok-Man : Poem Of Chinese Drum (Master of Chinese Percussion - Xrcd 2004)
  6. Louis Amstrong : Sometimes i feel like a mothereless child (The Good Book - MCPS 1958-2009)

audiosolutions Rhapsody 80

L'écoute des AudioSolutions Rhapsody 130, les grandes soeurs du modèle ici testé, nous a enthousiasmé. Pour nous, à ce jour, ce sont les enceintes les plus "proches de la Musique" que nous avons écoutées dans leur gamme de prix (entre 5.000 et 7.500 euros la paire), elles s'adressent plus à des mélomanes qu'à des audiophiles.
Allons-nous ressentir le même émerveillement à la découverte desAudioSolutions Rhapsody 80 ?
Tout commence avec la dernière galette studio de Dead Can Dance qui nous permet de mettre en évidence la célérité et la dynamique de ces enceintes lituaniennes. La voix de Lisa Gérard est d'une belle prestance et son originalité est préservée. L'image sonore est bien construite, son rendu holographique doit être très proche de ce que les ingénieurs ont désirés. Les attaques sont rapides, les détails nombreux, l'écoute est captivante.

La route nous mène ensuite dans le sud des Etats Unis en compagnie de l'un des plus authentiques album de Blues sorti ces dernières années ; "low country blues" du guitariste et chanteurGregg Allman. Les Rhapsody 80, sur ce type de musique acoustique, font preuve d'une réelle aisance, les couleurs des différents instruments, guitares acoustiques, piano, batterie, cuivres, sont réalistes, la dynamique reproduite semble correspondre à ce qu'elle fut dans le studio d'enregistrement, les musiciens sont là, face à nous, et nous nous délectons de leur technicité et musicalité. Un grand moment de Blues !
audiosloutions_rhapsody80Avant de revenir sur le vieux continent, un petit détour par New York où fut réalisé l'album "Life in this World" du batteur jazz/rock Will Calhoun, qui accompagna différents artistes comme B. B. King, Mick Jagger, Jaco Pastorius, Paul Simon, Lou Reed, The Allman Brothers Band, Marcus Miller, Wayne Shorter, etc. Sur cette reprise d'une composition de Cole Porter, l'introduction à la batterie est splendide. Les ballets claquent sur la caisse claire, la grosse caisse est nettement définie et précise, la charleston est bien présente sans être envahissante et les différents toms, discrètement, tiennent leur place. Le piano et la contrebasse interviennent ensuite sans casser le charme, les trois musiciens, à l'unisson, nous tiennent en haleine et produisent un jazz moderne, technique et mélodique.

Retour à la vieille Europe et surtout à une oeuvre magistrale, certainement l'une des plus importantes de l'histoire de la Musique, Parsifal de Richard Wagner. Dix ans après la version phénoménale que nous offrait H. von Karajan et son extraordinaire orchestre berlinois, Daniel Barenboïm, en compagnie de cette même phalange, nous concocte, en 1991, une version toute en contraste et en subtilité. La prise de son réalisée alors par le français Jean Chateuret met en valeur les différents plans sonores et construit une scène sonore d'un grand réalisme que lesRhapsody 80 nous retranscrivent avec bonheur. L'écoute de cet opéra s'effectue avec facilité et intérêt, les artistes oeuvrent pour les mélomanes que nous sommes et même écoutées à des niveaux sonores très importants, les AudioSolutions ne se départissent jamais de leur unité et de leur fidélité à la musique.

Les deux derniers extraits musicaux utilisés afin de peaufiner ce test me permettent, dans un premier temps, d'analyser la capacité en dynamique et en image pour les Percussions chinoises et, dans un deuxième temps, de goutter la reproduction des timbres, voix, trompettes, pour Louis Armstrong. La trompette est superbe, la voix de Armstrong chante rauque et les sifflantes présentes ne sont pas mises en avant et restent bien intégrées à la musicalité du chanteur. Pour les percussions, fermez les yeux et vous y croyez, l'artiste est dans votre salon et ses différents tambours, dont les peaux sont frappées par des baguettes en bois, résonnent et vivent.   

En conclusion, j'oserai affirmer que les AudioSolutions Rhapsody 80 sont des enceintes à ne pas mettre entre toutes les mains. Si vous recherchez de la fluidité, de la finesse, de la précision, de la musicalité alors ces charmantes petites colonnes vous conviendront à ravir. Si vous recherchez une reproduction sonore physique avec plus de pression acoustique, des basses plus profondes, une scène sonore plus large alors passez votre chemin et découvrez d'autres produits de qualité comme les Aurelia Saphira ou les Xavian Xn Carissima par exemple.

 

 

Le Système d'écoute :  

Amplificateur : Fonel Emotion
Sources : Fonel Simplicité
Enceintes : AudioSolutions Rhapsody 80
Câbles de modulation : Black Rhodium Opera DCT++XLR 
Câbles HP : Studio Connections Reference +
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
Filtre secteur : Isotek Sirius

Notes :
Fabrication : 17/20
Image : 16/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 16/20
Transparence : 16/20 
Qualité/Prix : 16/20
Publié dans Enceintes

Catégories